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Hépatites

Les hépatites virales sont des maladies causées par des virus identifiés de A à G et caractérisées par une atteinte inflammatoire aigüe ou chronique du foie. Les formes les plus connues sont causés par les virus A à E ; ils diffèrent les uns des autres en terme de durée d’incubation, de mode de transmission, de niveau de gravité et de potentiel évolutif de la maladie. En conséquence, leur prévention et traitement ne sont pas les mêmes.
Les hépatites peuvent également ne pas être d’origine virale : consommation excessive d’alcool, consommation de certains médicaments, troubles du métabolisme (par exemple, surcharge en graisse du foie, souvent associée à un syndrome métabolique), ou encore dysfonction du système immunitaire, exposent à la survenue d’hépatites.

L'hépatite virale est dite « aiguë » lors du premier contact de l'organisme avec le virus. Elle peut provoquer des douleurs abdominales, une jaunisse (ictère), une fatigue mais aussi, bien souvent, passer inaperçue. Elle peut évoluer vers une forme grave, dite fulminante, menant à la destruction rapide du foie et, sauf transplantation d’un foie sain, au décès.

L’hépatite virale est dite « chronique » lorsqu'elle persiste au-delà de six mois après le début de l'infection. Ceci est possible avec les virus, B, C et D. Une personne peut être infectée par plusieurs de ces virus, en même temps ou à des moments différents.
La destruction continue des cellules du foie en réaction à l’attaque du virus peut, à terme, entrainer l’apparition d’une cirrhose : altération de l’architecture cellulaire du foie (formation de nodule de régénération), lésions de fibrose (sorte de « cicatrice » fibreuse, due à la prolifération de tissu conjonctif). A terme, cette agression continue peut mener à l’apparition d’un cancer du foie.
Par ailleurs, le foie exerce des fonctions vitales pour l’organisme (en particulier l’épuration du sang des différents déchets du métabolisme et des substances dites « toxiques », comme l’alcool). La destruction progressive du foie entraîne donc l’arrêt de ses fonctions, ce qui peut aussi nécessiter la transplantation d’un foie sain.

Les hépatites sont accessibles à la prévention et en 2011, les chances de guérir de l’hépatite C ont fortement augmenté grâce à l’arrivée de nouveaux traitements (trithérapie). Ces derniers auront un impact sur:

  1. la morbidité (nombre de personnes atteinte par l’hépatite pendant un temps donné dans la population),
  2. la mortalité (nombre de morts annuels rapportés au nombre d'habitants)
  3. et l’incidence (nombre de nouveaux cas apparus pendant une période de temps donné, rapporté au nombre d’habitant) de la maladie (réduction du « réservoir » du virus, c'est-à-dire du nombre de personnes atteinte et par conséquent, de la transmission).

On estime ainsi que 15 000 décès pourront être évités dans les vingt années à venir et que le traitement antiviral permettra d’éviter à 4 000 patients d’avoir besoin d’une transplantation sur la période de 2011 à 2025. Des études médico-économiques de « coût-bénéfice » et de « coût-efficacité » ont été engagées pour ce nouveau traitement et l’Inserm a réalisé des études de modélisation pour connaître le nombre de patients qui pourraient en bénéficier dans les prochaines années. L’hépatite C devient ainsi la première et la seule maladie infectieuse chronique curable qui concerne environ 200 000 Français.

Différentes gravités pour différentes hépatites

Dans 99 % des cas, l’hépatite A est bénigne. Il n’existe pas de formes chroniques et les formes graves sont exceptionnelles, en particulier chez l’enfant.
Dans de rare cas (environ 1 % des cas), l’hépatite B aigüe peut évoluer en une hépatite fulminante, nécessitant une greffe de foie rapide. Dans 5 à 10 % des cas, elle évolue en une hépatite B chronique, qui peut provoquer une cirrhose, voir un cancer du foie. La mise en place d’un traitement antiviral prend alors tout son intérêt pour limiter l’évolution de la maladie.
Alors que l'hépatite B devient chronique dans environ 10 % des cas, l'hépatite C le devient chez 75 % des personnes infectées. En quelques années, le virus peut entrainer cirrhose et cancer du foie. Si elle est diagnostiquée suffisamment tôt, elle peut être traitée par l'interféron associé à la ribavirine (bithérapie mise au point dix ans après la découverte du virus VHC) et depuis peu (soit vingt ans après la découverte du VHC) par une trithérapie en ajoutant une troisième molécule antiprotéase (Boceprevir, Telaprevir).