In order to view this object you need Flash Player 9+ support!

Get Adobe Flash player

Powered by RS Web Solutions

Compte rendu de la 7eme réunion panafricaine des points nationaux de contact du codex, du 15 – 17 juin 2016 à NAIROBI, KENYA

La plupart des pays africains sont dotés d’importantes potentialités de ressources agricoles et de main d'œuvre pas chère, offrant ainsi une opportunité pour la production de denrées alimentaires, le développement des industries agro-alimentaires et de participer aux échanges régionaux et internationaux des aliments. Ce qui contribuerait à accroître la sécurité alimentaire, à créer des emplois et des revenus pour les communautés agricoles et permettrait le désenclavement des zones rurales par leur intégration dans le système commercial mondial des produits agricoles et alimentaires fondé sur des bases règlementaires. Souvent, les pays importateurs exigent que les aliments importés ne posent pas de risque pour leurs citoyens et que les importations d’aliments se conforment à leurs exigences nationales de sécurité sanitaires des aliments et des normes.

La Commission du Codex Alimentarius, créée en 1963 par la FAO et l'OMS, met au point des normes alimentaires, des lignes directrices et des codes d’usages internationaux et harmonisés visant à protéger la santé des consommateurs et à assurer des pratiques loyales dans le commerce des aliments. Elle encourage aussi la coordination de tous les travaux relatifs aux normes alimentaires entrepris par des organisations gouvernementales et non gouvernementales.

Les fonctions et activités du Comité FAO/OMS de coordination du Codex pour l'Afrique (CCAFRICA) sont actuellement coordonnées par le Kenya.

L’une des plus grandes préoccupations des pays africains est le manque d’opportunités de consultations au niveau régional et sous régional sur les questions d’intérêt pour les membres du Comité FAO/OMS de Coordination pour l’Afrique et des États membres de l’Union Africaine avant, au cours et après les sessions du Codex dans lesquelles de telles questions seraient abordées.

Pour répondre à certains des obstacles qui entravent la participation des États membres africains au travail du Codex, l’UA/BIRA et le Coordinateur de CCAFRICA se sont engagés à collaborer étroitement sur les questions qui concernent la sécurité sanitaire des aliments, la réglementation et à soutenir en général le travail du Coordinateur.

 

La réunion a passé en revue 9 comités du codex qui intéressent les pays Africains. Après discussions et échanges des décisions ont été prises pour les questions proposées afin de les présenter au prochaine CAC 39.

 

Plusieurs contaminants alimentaires tels que les pesticides et les contaminants alimentaires, les positions de l’Afrique ont été discutés avec leurs niveaux d’adoption au niveau des différentes commissions du codex. Les experts des différents pays ont soulevés l’importance de génération des données selon le contexte africain afin de préserver la santé des populations dans le continent. A ce niveau, il a été demandé aux différentes institutions de recherche de produire les données scientifiques concernant les onze (11) commissions prioritaires pour les pays africains comme par exemple la contamination du riz décortiqué par les métaux lourds et le Plomb dans certaines denrées alimentaires.

 

L’INRSP a décidé de participer à cette étude de recherche multicentrique afin de produire des données scientifiques qui peuvent être utilisées pour renforcer la position Africaine au niveau des comités du Codex.

 

Une demande a été faite pour que le CCAFRICA puisse jouer son rôle et renforcer les capacités des pays africains et en particulier sur la création de l’agence africaine de sécurité sanitaire des aliments par l’UA.

 

RECOMMANDATIONS DE L’ATELIER :

Au terme de cet atelier, les recommandations suivantes ont été formulées :

1. UA-BIRA pour l’établissement d’un bureau pour la gestion des risques et l’évaluation et le suivi de sécurité sanitaire des aliments. Ceci permettra une meilleure coordination et le suivi des experts scientifiques de l'UA et de la production de données scientifiques pouvant être utilisées pour l’élaboration des normes du Codex.

2. Les points nationaux de contact du codex sont encouragés à être plus actifs dans l'identification de leurs experts et de les informer à temps en vue de répondre à l’appel de la FAO / OMS des experts afin que les experts africains puisse être inclus sur la liste de la FAO / OMS pour les experts. Les PCCs ont également été encouragés à être plus actifs dans l'identification des données scientifiques nationaux des experts ou des institutions pour la soumission en réponse à l’appel de la FAO / OMS à des données et aussi informer les autres délégations sur les activités du codex lors des sessions.

3. Les pays membres de l’UA ont été encouragés à publier les activités du Codex connus aux niveaux national et régional en vue d'informer les délégations nationales auprès de la FAO et de l'OMS ou de l'OMC / Comité SPS lors de leur sessions régionales et mondiales dans le but d’une cohérence sur les vues et positions nationales dans cette réunions.

4. Le coordonnateur de CCAFRICA (actuellement, Kenya) et le Représentant régional pour l'Afrique dans le CCEXC (actuellement, Nigeria) ont été encouragés à informer le sommet de l'UA et de la FAO régional et mondial et réunions de l'OMS des activités du Codex et de développements en Afrique. La même chose devrait être faite par les mêmes pays

5. Les pays membres de l’UA ont été encouragés à participer activement aux groupes de travail électroniques du Codex comme c’est le cas en ce qui concerne la participation au Comité et des groupes de travail physiques.

6. UA-BIRA a été encouragé à commencer le processus de demande d’adhésion au codex en tant que membre actif du codex comme c’est le cas de l’EU.

7. En relation avec le travail sur l'arsenic et de plomb dans les aliments, il a été recommandé que le professeur Martin Kimanya de la Tanzanie coordonne le programme de l'UA pour la collecte d'échantillons et effectuer des analyses pertinentes. UA-BIRA a été prié de soutenir les échantillonnages et de contribuer aux coûts des analyses. Les pays suivants ont manifesté leur intérêt à participer au programme : le Nigeria, l'Egypte, la Tunisie, le Ghana, la Mauritanie, le Kenya, le Sénégal, la Tanzanie et la Côte d'Ivoire. Les autres pays membres de l’UA Plus ont été encouragés à participer à ce travail.